Conférence sociale : la formation choisit le changement dans la continuité

Par , le 19/07/2012

Thierry Repentin a inauguré ses nouvelles fonctions de ministre délégué à la Formation professionnelle et à l’Apprentissage à l’occasion de la conférence sociale. Celle-ci s’est déroulée, à l’initiative du gouvernement, les 9 et 10 juillet 2012. L’occasion de définir le prochain calendrier des actions à mener en faveur de la formation professionnelle.

Jean-Marc Ayrault

Les réformes pour la formation professionnelle envisagées dans la continuité

Sans gros effets d'annonce, la conférence sociale, organisée les 9 et 10 juillet 2012, a

amené plusieurs avancées concernant le chantier de la formation professionnelle. L'ensemble des participants à la table ronde, que

ce soit les régions, les syndicats ou les organisations professionnelles,

réunis autour du nouveau ministre délégué à la Formation professionnelle et à l'Apprentissage, Thierry Repentin, est même parvenu à un consensus. Ainsi, la volonté pour tous est avant tout de poursuivre dans la voie déjà engagée du développement de la formation tout au long du parcours professionnel. Exit donc l'idée d'une révolution du secteur.

Durant ces deux jours, l'un des principaux sujets de discussion a été le compte individuel de formation, souvent promis et resté jusque-là dans les cartons. Les premières avancées concernant ce point devraient intervenir dès septembre 2012 et permettre la rédaction d'un document d'orientation à négocier au cours du premier semestre 2013. Cette étude a été confiée au Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie (CNFPTLV), chargé d'analyser la situation et les besoins.

Un plan d'urgence pour la formation en trois thèmes

La conférence sociale a aussi été l'occasion de discuter de la formation professionnelle à travers d'autres orientations, elles aussi prioritaires, et devant faire l'objet d'un plan d'urgence à l'automne 2012.

Ainsi, les jeunes font partie des premiers concernés avec l'idée d'aider tous ceux sortis du cursus scolaire sans qualification. Pour cela, l'idée du droit à la formation initiale différée a à nouveau été évoquée, afin d'offrir à chacun la possibilité de suivre une formation professionnelle à tout moment. L'accent a aussi été mis sur la formation des chômeurs et le développement de la formation pour associer les salariés aux mutations de l'entreprise.

Une autre grande étape réunira les partenaires sociaux cet automne : la nouvelle décentralisation. Celle-ci est particulièrement attendue, notamment par les régions. Elle devrait notamment permettre la relance des actions en faveur de la lutte contre l'illettrisme et la simplification de la gouvernance régionale.

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