De nouvelles idées pour réformer la formation en profondeur

Par , le 16/07/2013

Alors que la question de la formation professionnelle était au programme de la deuxième Conférence sociale les 20 et 21 juin 2013, les idées se multiplient pour la réformer durablement. Parmi elles figurent celles de l’association Entreprise et Personnel (E & P) qui propose sa redéfinition complète, tant dans l’organisation que le financement.

Les différents secteurs de la formation professionnelle

Réforme de la formation

Au cœur des débats depuis plusieurs mois, la formation professionnelle n’a pas fini de parler d’elle. Si tout le monde s’entend pour reconnaître la nécessité de réformer ce domaine lié à la vie d’entreprise, les façons de procéder font l’objet de nombreux avis. Dernier en date, celui de l’association E & P qui rassemble plus de 110 sociétés. Celle-ci a rédigé une note rendue publique le 18 juin, après un mois d’échange avec les responsables RH de grandes entreprises.

Dans son rapport, l’association met d’abord en avant les différentes sources de formation, nécessitant un traitement tout aussi multiple. Ainsi, la première proposition est de prendre en compte toutes les formes d’apprentissage en usage dans l’entreprise, à commencer par la formation « au fil de l’eau ». Réalisée au cœur de chaque structure, elle utilise les ressources de nombreux services. 

E & P discerne également l’employabilité externe de l’employabilité interne. Alors que cette dernière sert les sociétés en développant les capacités et connaissances des salariés, la première présente une vision plus large, dépassant le cadre de l’entreprise au profit d’une adaptabilité des compétences aux besoins actuels et futurs sur le marché de l’emploi. Cela conduit inévitablement à la question du financement, autre source de débat.

Des financements à répartir suivant les types de formations pour E & P

En définissant chaque secteur de la formation, l’association met aussi en avant la question de leur financement en ouvrant de nouvelles pistes. Ainsi, E & P dévoile plusieurs propositions mêlant aides et co-investissements.

Pour les formations servant la compétitivité des entreprises, c’est notamment le crédit d’impôt qui est évoqué, au profit des entreprises participant à cet effort. L’intérêt général, matérialisé par des sessions de formation en lien avec les métiers porteurs ou encore les contrats d’apprentissage et d’alternance, devrait envisager la mutualisation des efforts financiers. Enfin, l’idée d’une participation en temps ou en argent des salariés pour des formations plus individuelles, par exemple dans le cadre du nouveau compte personnel de formation désormais créé, est la dernière piste proposée. 

Derrières ces avis, c’est aussi, pour l’association, l’idée d’une évolution qui passe par un soutien aux différents organes de l’entreprise et services extérieurs chargés d’orienter chaque individu dans les choix de formation. Un juste équilibre qui reste, sans nul doute, encore à trouver.