Des objectifs de formation différents en fonction d’un critère : la taille de l’entreprise

Par , le 02/06/2016

Le Céreq (centre d’études et de recherches sur les qualifications) s’est intéressé dernièrement aux actions de formation dans l’entreprise d’une manière générale. Les premiers résultats montrent une différence dans les priorités d’apprentissage, suivant la taille des entreprises. Un constat qui va de pair avec une autre donnée, celle de l’importance du recours à la formation.

La taille de l'entreprise, critère démontré?

Du changement dans le plan de formationAlors que la formation est placée au cœur des priorités pour favoriser l'emploi et le développement des compétences, cette dernière n'est pas utilisée de la même manière d'une entreprise à l'autre. En effet, le Céreq vient de confirmer ce qui restait jusque-là supposé, dans le cadre de ses récentes études. Ainsi, les premiers résultats, dévoilés en mars dernier mettent en avant les variations existantes entre les structures professionnelles dans la façon d'envisager la mise en œuvre des actions de formation.

Sans aucune surprise, il est démontré que les entreprises de plus de 2 000 salariés sont particulièrement engagées dans ces apprentissages.

Une différence qui s'explique dans un premier temps pour des questions financières. D'ailleurs, selon cette même étude, 34 % des entreprises de moins de 50 salariés n'ont financé aucune formation en 2014. La première raison évoquée est celle de « compétences suffisantes » disponibles en interne, ne nécessitant pas le développement de nouvelles connaissances.

 

La formation, entre obligation et volonté d'évolution !

Pour la plupart des entreprises, les actions de formation engagées se limitent le plus souvent aux apprentissages obligatoires (34 % d'entre elles). Les outils dédiés ne sont d'ailleurs que très peu souvent mis en place. Pour exemple, les PME de 10 à 19 employés ne sont que 16 % à avoir proposé des formations en e-learning à au moins un de leurs collaborateurs. Cette forme d'apprentissage est pourtant devenue ces dernières années, la solution privilégiée pour favoriser les acquis. En comparaison, ce taux atteint 79 % dans les entreprises de plus de 2 000 salariés.

Par ailleurs, le choix de la thématique de formation est également lié au secteur d'activité. Ainsi, tandis que les domaines de l'informatique, de l'énergie ou encore des équipements électriques optent en priorité pour les apprentissages en situation de travail, les cours et stages sont majoritaires dans les secteurs de la fabrication de denrées alimentaires, du commerce ou des transports. Cette dernière méthode est également plébiscitée dans les grands groupes, utilisée dans plus de 97 % d'entre eux (61 % dans les PME).

Il est à noter que le Céreq travaille désormais sur une autre donnée, celle de l'impact de la formation sur le parcours professionnel de ses bénéficiaires. L'enquête doit être menée sur 5 ans, avec des résultats qui ne manqueront pas d'intérêt. Affaire à suivre…

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