Des pistes pour développer l’e-learning

Par , le 07/09/2012

C’est un fait, alors que l’e-learning s’impose dans de très nombreux pays comme la solution de formation, les entreprises françaises sont encore réticentes dans cet enseignement. L’avenir de l’e-learning n’est cependant pas fermé, de plus en plus envisagé dans un cadre plus large et diversifié.

L'e-learning, toujours peu développé en France

Tandis que les actions de formation commencent à se généraliser dans l'ensemble des entreprises françaises, le constat de l'évolution du e-learning reste en revanche toujours le même. Ainsi, si la France a été l'une des nations précurseurs, elle accuse aujourd'hui un retard important.

Selon les derniers résultats du baromètre de l'e-learning en Europe, 17 % des entreprises françaises – principalement de grands groupes – forment aujourd'hui au moins la moitié de leurs salariés par l'intermédiaire de cette solution à distance. À titre de comparaison, cette proportion est de près de 40 % au Benelux, en Espagne ou au Royaume-Uni.

Les avantages évoqués pour cette méthode sont, en revanche, toujours les mêmes : celui de l'optimisation des coûts de formation et la possibilité de proposer ces formations à un plus grand nombre de salariés.

Une solution mixte pour mettre en avant l'e-learning

Si la question de la bonne adéquation de l'offre actuellement disponible avec la demande réelle des entreprises est à réfléchir, c'est également le développement même de la formation en e-learning qui est évoqué.

 Ainsi, pour Marylène Estier, directrice associée de Link's, « l'inconvénient de cette méthode est de ne pas offrir la vision psychologique que permet le présentiel dans la façon dont le stagiaire pense mettre en application cet apprentissage théorique ». Le salarié est alors livré à lui-même, avec la transmission d'informations auxquelles il manque souvent les outils pour une mise en application efficace au sein de l'entreprise.

 La réflexion pour le développement de l'e-learning porte aujourd'hui sur une autre solution à laquelle adhère Marylène Estier : le blended learning. Celui-ci alterne les séances de formation traditionnelles avec celles en e-learning. Pour la directrice associée de Link's, « la formule présentiel – e-learning – présentiel est certainement la bonne solution, les deux ayant leur rôle à jouer ». Cette solution est d'ailleurs aujourd'hui en pleine expansion.

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