Des prévisions en demi-teinte pour la formation professionnelle

Par , le 04/05/2015

Si l’année 2015 représente une période charnière avec l’entrée en vigueur de la réforme, ses perspectives d’avancée restent, elles, beaucoup plus modérées. Selon une étude Xerfi, les raisons en sont multiples, à rechercher à différents niveaux.

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Faire progresser la formation professionnelle reste un enjeu majeur pour les différents acteurs du secteur. Tandis que la réforme est entrée en vigueur au 1er janvier 2015, les prévisions d’évolution pour cette année restent, elles, encore en retrait. Telle est la conclusion de la dernière étude du groupe Xerfi sur ce secteur.

Première raison à cette tendance, la baisse de la participation financière des entreprises, actée depuis le début de l’année. Celle-ci représente aujourd’hui 1 % de la masse salariale pour toutes les sociétés de plus de 10 salariés, alors que le taux était en 2014 de 1,05 % jusqu’à 19 salariés et de 1,6 % à partir de 20 collaborateurs. De fait, les entreprises risquent d’être tentées de réduire leurs dépenses en formation pour réaliser de substantielles économies. Cela est d’autant plus vrai que la situation de l’emploi n’est pas encore favorable, malgré les frémissements de la reprise économique. Ainsi, les destructions d’emplois devraient être encore supérieures aux créations en 2015, entraînant mécaniquement un besoin moindre en formation des salariés.

Des domaines demandeurs en formation

Dans le même temps, les solutions d’apprentissages se sont également diversifiées depuis ces derniers mois. Universités, grandes écoles sont aujourd’hui présentes sur le secteur de la formation professionnelle, tandis que certaines grandes entreprises ont fait le choix de créer leurs propres écoles d’enseignement pour former leurs salariés et coller au plus près de leurs besoins en compétences.

Point positif toutefois, l’étude relève le besoin en formation toujours plus important dans certains secteurs. C’est le cas au sujet de la sécurité des biens et des personnes, la santé, l’informatique et les réseaux, entre autres. Autant de domaines qui concernent toutes les entreprises, sans exception. Cela va aussi de pair avec une progression de l’externalisation des enseignements pour les organismes privés, que ce soit par manque de ressources en interne ou pour déléguer ces missions qui répondent à un cadre légal jugé encore le plus souvent comme complexe.