Emplois d’avenir : plus de 10 000 contrats signés

Par , le 07/03/2013

Disponibles depuis le 1er novembre 2012, les emplois d’avenir, dédiés aux jeunes avec peu ou pas de qualifications, connaissent un début satisfaisant. Ainsi, fin février, plus de 10 000 postes avaient été créés. Le gouvernement table, lui, sur la création d’au moins 100 000 emplois d’avenir d’ici la fin de l’année.

Un premier bilan quantitatif positif pour les emplois d’avenir

10 000  emplois d’avenir créés fin février, c’est le chiffre annoncé le 4 mars 2013 par le ministre du Travail de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Michel Sapin. Ces contrats ont été mis en place en novembre 2012 et s’adressent aux jeunes de 16 à 25 ans sans ou avec une qualification faible ne leur ayant pas permis de trouver un emploi. 

Avec cette nouvelle mesure, le gouvernement espère la signature, à fin décembre 2013, de plus de 100 000 contrats, et 50 000 supplémentaires à la fin 2014.

photo : Ministère du Travail/DICOM/JM Heidinger / SIPA PRESS

L’objectif est ainsi de fournir à cette tranche de population active une première expérience professionnelle, actuellement difficile à obtenir, tout en donnant accès à la formation sur le poste occupé et à une possibilité de voir cet emploi pérennisé à la fin du contrat. Celui-ci est conclu pour une durée maximale de 36 mois en CDD, à moins que l’employeur n’ait opté pour un contrat en CDI. 

La formation des salariés en emploi d’avenir

Les domaines concernés par ces possibilités d’embauches concernent le secteur non marchand, c’est-à-dire les associations, les collectivités territoriales notamment, et des activités ayant un caractère d’utilité sociale ou environnementale.

Selon le texte de loi, chaque jeune signant ce type de contrat doit pouvoir acquérir, tout au long de son emploi, les compétences pour accéder à un niveau de qualification plus élevé, matérialisée par une attestation de formation, d’expérience professionnelle ou une validation des acquis de l’expérience (VAE). Pour cela, l’employeur doit mettre en place un tutorat et former le jeune, prioritairement durant son temps de travail.

En contrepartie, l’État s’engage à verser une aide financière représentant 75 % du salaire brut du jeune, pour une durée ne pouvant excéder 36 mois. 

 

photo : Ministère du Travail/DICOM/JM Heidinger / SIPA PRESS