Formation professionnelle : une nouvelle réforme avant la fin 2013

Par , le 05/03/2013

Le 4 mars 2013 a été la journée de la formation professionnelle. Après la tenue d’un séminaire gouvernemental sur la formation, François Hollande s’est rendu à Blois pour signer les premiers contrats de génération. L’occasion d’annoncer le lancement d’une vaste réforme de la formation professionnelle, qui devrait aboutir d’ici la fin de l’année. L’objectif : permettre aux publics les plus fragiles de bénéficier de ces journées d’apprentissage et voir enfin la courbe du chômage s’inverser.

La réforme annoncée de la formation professionnelle

« Réorienter les formations vers les chômeurs et les salariés qui doivent affronter les mutations technologiques », le ton a été donné par François Hollande lors de son déplacement à Blois. Ainsi, le Chef de l’État a demandé la mise en place d’une concertation entre les partenaires sociaux dès ce printemps afin d’aboutir à un projet de loi sur la formation professionnelle et l’apprentissage d’ici la fin de l’année 2013.

 

Photo :  (Alain Jocard, AFP)

L’une des orientations que le gouvernement souhaite privilégier est clairement de permettre aux publics les plus fragiles d’accéder à ces formations, que ce soit les jeunes, les employés de plus de 50 ans ou ceux en situation précaire, notamment les demandeurs d’emploi, tandis qu’elles profitent actuellement davantage aux cadres et aux salariés de moins de 40 ans, disposant déjà d’un bon bagage de connaissances. 

 « Avec cette réforme, un chômeur sur deux pourra avoir accès à la formation dans un délai de deux mois » a précisé le Président. Un chiffre qui est aujourd’hui loin d’être le cas, seulement un quart en bénéficiant, tandis qu’un autre quart ne se voit rien proposer dans les 15 mois suivant l’inscription à Pôle Emploi

Clarifier l’offre de formation professionnelle

Sans remettre en question les fonds consacrés à la formation professionnelle, le chef de l’État a tout de même pointé du doigt l’organisation de la filière, déjà critiquée par la Cour des comptes, la jugeant complexe et opaque dans la gestion des fonds, nuisant ainsi à son efficacité.

La prochaine loi de décentralisation devrait apporter une première réponse en confiant aux régions le soin de piloter la formation, notamment à destination des jeunes et des demandeurs d’emploi.

Pour François Hollande, cela implique aussi par un coup de balai au niveau des organismes de formation, aujourd’hui au nombre de 55 000, mais avec seulement un tiers qui en font leur activité principale. « Nous devons recentrer le système sur moins d’organismes et exiger plus de qualité » a-t-il conclu. Cela pourrait notamment passer par la mise en place d’un « système de certification et d’évaluation pour garantir l’efficacité des prestations délivrées ». 

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