L’accès inégal à la formation

Par , le 30/05/2016

L’accès à la formation constitue un élément essentiel pour permettre aux collaborateurs de s’adapter aux évolutions du marché. La formation professionnelle protège les parcours professionnels en les rendant plus sûrs. Cependant, des enquêtes récentes démontrent des inégalités d’accès à la formation. Explications !

Une inégalité fortement démontrée !

Le rendement des actions individuelles de formation continue est faible. Quand les résultats sont meilleurs, ils sont incertains, laissant soupçonner d'importants « biais de sélection » qui empêchent de décider si c'est la formation continue qui améliore salaires, promotions et performance, ou à l'inverse si c'est le niveau de ces derniers qui détermine l'intensité de l'effort de formation.

Par ailleurs, l'accès à la formation est de fait très inégal. En effet, il dépend du niveau de diplôme et de qualification initial et profite davantage aux mieux formés. Il est à noter que la taille, le secteur d'activité, l'âge et le statut d'emploi constituent des discriminants forts, traduisant la tendance des collectivités à concentrer la formation sur les catégories dont elles peuvent attendre le meilleur retour sur investissement. En d'autres termes, l'accès à la formation diminue avec l'âge et des disparités sont relevées entre les catégories professionnelles

Il est à noter que les employeurs semblent partir du principe qu'ils profiteront davantage de la formation des plus qualifiés et qu'il n'est pas intéressant d'offrir à ceux qui le sont peu, des compétences de base. Cette tendance des employeurs à concentrer leurs efforts sur un noyau dur de salariés à fidéliser est renforcée par la moindre appétence pour la formation des actifs les moins qualifiés, peu nombreux à faire état de besoins de formation.

Notez-le : la formation : oui mais pas pour tous !

D'après de nombreuses enquêtes menées par l'INSEE, les personnes les plus qualifiées sont aussi les plus souvent formées. Ainsi, 66 % des personnes de niveau supérieur à bac + 2 ont suivi une formation, contre 25 % des personnes n'ayant aucun diplôme. La proportion atteint 68 % pour les cadres, contre 37 % pour les ouvriers.

 

Qu'en est-il avec la réforme du 5 mars 2014 ?

La formation professionnelle suscite de nombreuses attentes en matière de sécurisation des parcours individuels et de compétitivité des entreprises. Pourtant l'état des lieux de la formation continue est plus que mitigé ! La réforme et l'avènement du compte personnel de formation vont-ils inverser la tendance ?

En effet, la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle a été l'occasion de s'interroger sur les différents dispositifs afin de permettre aux salariés les plus fragilisés d'en bénéficier pour acquérir une qualification reconnue. Cependant, à l'heure actuelle, cette dernière n'a pas forcément permis une amélioration.

Aujourd'hui, même si plusieurs dispositifs ont été mis en place comme le conseil en évolution professionnelle ou encore la période de professionnalisation, on constate aucun changement ! Affaire à suivre…  

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