L’illettrisme plus que jamais au cœur des apprentissages professionnels

Par , le 30/09/2014

Déclaré grande cause nationale en 2013, l’illettrisme recule progressivement en France, même si 7 % de la population reste encore concernée. Les formations professionnelles proposées pour en sortir devraient également s’accentuer dès le 1er janvier 2015 avec l’accès facilité au socle commun des connaissances et des compétences professionnelles.

Actualité : L’illettrisme plus que jamais au cœur des apprentissages professionnels

Un mot du ministre de l’Économie a suffi à semer le trouble, montrant aussi toute la difficulté à évoquer encore aujourd’hui l’illettrisme. Il ne s’agit pourtant pas d’une situation rare : en France, cela concerne 2,5 millions de personnes, soit 7 % de la population. Au niveau de l’emploi, les chiffres publiés en 2012 laissaient apparaître que 51 % des personnes ne maîtrisant pas les savoirs de base étaient salariés. Plus problématique, 15 % des demandeurs d’emploi se trouvent aussi dans cette situation avec la difficulté d’entrer ou se réinsérer dans le monde du travail.

Décrété grande cause nationale en 2013, plusieurs avancées pour lutter contre l’illettrisme ont eu lieu dont l’une devrait se matérialiser très prochainement par un décret avec la définition du socle commun des connaissances et des compétences professionnelles.

Suivant la réforme de la formation professionnelle, l’acquisition de ce socle appartiendra, dès le 1er janvier 2015, aux apprentissages directement éligibles au compte personnel de formation dédié aux salariés, sans que l’employeur ne puisse s’y opposer.

L’objectif est de réduire le nombre de personnes en situation d’illettrisme grâce à des apprentissages adaptés, facilités lorsqu’ils entrent dans le cadre professionnel. Une solution aussi pour permettre à chacun d’évoluer professionnellement. Aujourd’hui, les salariés concernés occupent le plus souvent des emplois peu qualifiés.