La bonne médiation pour la création des 30 000 places en formation

Par , le 08/10/2013

Pour répondre au plan d’urgence gouvernemental lancé en juin 2013, les régions s’organisent entre les différents partenaires sociaux pour mettre en place les programmes de formations adaptés. État des lieux des prochaines créations.

Une alliance inédite pour la mise en place des formations du plan d’urgence

Actualité : La bonne médiation pour la création des 30 000 places en formation - Tissot FormationLe plan d’urgence aurait-il amené de nouvelles façons de travailler en faveur de la formation professionnelle ? Les premiers aménagements en vue de répondre à cette demande d’ici la fin de l’année pourraient le laisser penser.

Ainsi, la création des 30 000 places de formations destinées prioritairement aux demandeurs d’emploi, actuellement en cours, a été l’occasion de mettre en évidence la nouvelle entente entre les différents acteurs : régions, Pôle Emploi et branches professionnelles. Cela a aussi concerné la question du financement qui a trouvé une réponse avec une répartition égale entre chaque partenaire.

Une étape reste désormais à franchir : motiver les personnes au chômage pour se lancer dans une formation professionnelle éloignée de leur métier d’origine, tout en favorisant le retour à l’emploi.

Un programme de formation dévoilé dans plusieurs régions

Quatre régions ont d’ores et déjà communiqué leur réponse au plan d’urgence, dévoilant les métiers concernés par la pénurie de recrutement malgré les offres diffusées, sur chaque secteur géographique.

Ainsi, en Île-de-France, l’accent va principalement être mis sur la grande distribution et les métiers du commerce, mais aussi sur le BTP et l’hôtellerie-restauration, pour un budget total de 8 millions d’euros. Cette dernière qualification va aussi concerner la Basse-Normandie, associée aux secteurs de l’industrie et des services à la personne.

La région PACA prévoit, pour sa part, l’ouverture de 800 places en formation supplémentaires d’ici la fin de l’année pour un budget de 4 millions d’euros, principalement dédiées au secteur sanitaire et médico-social, également en forte demande sur toute la France. Enfin, la Bretagne va, elle, privilégier l’agriculture en plus du BTP, deux secteurs où les besoins en main-d’œuvre demeurent importants, malgré le contexte économique.