La formation au secours de l’emploi : le cas Lejaby

Par , le 12/04/2012

La reconversion professionnelle est la solution privilégiée lors de licenciements en nombre dans de grandes entreprises. Cela peut aussi être le cas lors de la reprise de sociétés. Les ouvriers de l’ancienne usine Lejaby en sont l’exemple du moment avec la reconversion proposée aux 78 anciens salariés, pour s’adapter au secteur d’activité du repreneur.

Se reconvertir pour trouver un emploi

lejabyLes fréquents plans de licenciement sont là pour le rappeler : les grandes entreprises qui ferment leurs portes ou procèdent à des licenciements massifs ne laissent que peu de chance à leurs ouvriers de retrouver un emploi. En effet, souvent formés dans des branches et sur des postes particuliers, la reconversion devient alors un impératif. Une fois le plan de sauvegarde de l'emploi mis en place, vient alors la mise en place d'un contrat de sécurisation professionnelle.

Il s'agit pour tous les ex-salariés de se former à un nouveau métier sur un secteur plus porteur d'emplois dans la région et répondant à la demande des employeurs potentiels. Cela peut également être le cas, lors de la reprise de l'entreprise qui cesse son activité par une nouvelle société, dans un secteur différent. Chaque ex-employé peut alors accepter ou non cette nouvelle orientation avec, à la clé, un emploi au sein de la nouvelle structure.

C'est ce qui s'est passé dans l'ancienne entreprise de lingerie Lejaby, en Haute-Loire. Après sa fermeture, l'usine d'Yssingeaux a finalement était reprise par la Sofama, fournisseur du groupe LVMH, nécessitant une reconversion du personnel à la nouvelle activité, celle de maroquinerie.

Une reconversion professionnelle pour l'entreprise et ses salariés

Sur les 78 salariés que comptait l'ancienne entreprise, 75 ont accepté ce nouveau plan et la reprise de leur emploi sous condition de formation. En effet, tous les employés sont désormais formés au travail du cuir.

Cette évolution, tant pour l'usine que pour les travailleurs, a donné lieu à la signature d'une convention Fonds national de l'emploi entre l'État et l'organisme Opcalia. Celle-ci prévoit une base de 400 heures de formation pour chaque salarié afin de leur permettre d'acquérir la qualification d'opérateur de fabrication en maroquinerie industrielle.

Cette formation professionnelle est, bien sûr, destinée à répondre aux besoins de la nouvelle structure. Elle est cependant également adaptée pour permettre aux salariés, tout au long de leur parcours professionnel, de trouver un emploi dans ce nouveau secteur en faisant valoir leur formation sur ces nouvelles compétences.