La formation des chômeurs en perte de vitesse en 2011

Par , le 02/05/2013

Le ministère du Travail a dévoilé mi-avril les chiffres de la formation des demandeurs d’emploi. S’ils concernent l’année 2011, ils font apparaître une donnée à l’opposé des volontés gouvernementales actuelles : la baisse du nombre des chômeurs ayant bénéficié d’une formation sur cette année.

Une évolution en dent de scie des formations pour chômeurs

formation_chomeursLa publication par le ministère du Travail des derniers chiffres concernant la formation des demandeurs d’emploi a de quoi surprendre. En effet, après une hausse de 11 % pour l’année 2010, le nombre de chômeurs ayant débuté une formation en 2011 enregistre un repli de 4,5 %. Ces données sont diffusées alors même que le président François Hollande a annoncé la préparation d’un projet de loi sur la formation pour fin 2013, mettant notamment en avant les sessions à destination des demandeurs d’emploi.

20,3 % des chômeurs ont pu bénéficier d’une formation sur 2011, par le biais de financements variés. Le rôle des régions en matière de formations professionnelles se réaffirme, ce seront les premiers investisseurs dans ce domaine.. Celles-ci ont ainsi pris en charge 57 % des stages sur cette période, dont plus de la moitié concernait des jeunes en insertion professionnelle.

L’évolution des formations financées par Pôle Emploi

Pour sa part, Pôle Emploi a assuré le financement de 20 % des formations mises en route en 2011, renforçant sa présence en ce domaine (+15 % par rapport à 2010). En revanche, la particularité de ces sessions est d’être plus courtes que les autres formations faisant l’objet d’un financement extérieur, en moyenne de 2,4 mois contre 4,4 mois dans les autres cas. Cette différence s’explique par un objectif distinct, visant à répondre aux besoins immédiats des entreprises.

Enfin, l’État a contribué au financement de 9 % des stages tandis que 14 % des formations ont été payées par les demandeurs d’emploi eux-mêmes (pour 5 %) ou par d’autres organismes. À noter que dans leur très grande majorité, ces sessions ont été rémunérées, permettant ainsi à chaque chômeur de conserver un revenu d’appoint.

Ces taux devraient en toute logique être amenés à évoluer si ce n’est cette année, du moins dès 2014, l’objectif du projet de loi étant d’atteindre un niveau d’accession à la formation de 50 % afin de favoriser le retour à l’emploi des chômeurs