La formation professionnelle continue 2.0 ou comment ne pas avoir l’impression de retourner à l’école pour vos salariés !

Par , le 10/11/2014

A l’inverse des professions médicales qui retournent « à l’école » au sens littéral chaque année afin de compléter leur formation, les entreprises du secteur privé peuvent organiser la formation en fonction de leurs propres besoins. Avant, l’entrée en formation n’était pas toujours bien vécue par le salarié, mais heureusement aujourd’hui des transformations s’opèrent !

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Première clé de succès : l’entreprise

Le succès d'une formation dépend aussi de vous et de votre façon de présenter le projet de formation aux salariés, aux encadrants et à vos IRP.

  • D’abord soyez à l’écoute de vos salariés lors des entretiens annuels d’évaluation (EAD) et lors de l’entretien professionnel, recensez les besoins, rapprochez-les de ceux des managers et de l’entreprise. On pourrait aussi vous remonter des demandes lors du repérage de difficultés opérationnelles ou encore lorsqu’un(e) salarié(e) est pressenti(e) pour évoluer au sein de l’entreprise (on parlera de montée en compétences). Vous pouvez également être force de propositions !
  • Soyez en veille sur votre marché, des modifications s’opèrent et des évolutions sont possibles (réglementaires ou technologiques par exemples), c’est aussi une excellente raison de faire de la formation. Il existe aussi des actions de prévention qui sont parfois obligatoires et de ce fait, mal vécues. Pourtant la sécurité des salariés est au cœur de vos préoccupations tout comme la pénibilité ou encore les risques psychosociaux (RPS). 
  • Définissez un projet clair, validé par tous avant d’en informer le(s) salarié(s) concerné(s). Prévoyez de faire une information ou mieux un RDV avec le salarié afin de lui présenter le parcours, les objectifs et la mise en œuvre. Et si vous avez le temps, recueillez son avis et écoutez s’il a des propositions à vous faire. Vendez-lui la formation !

Deuxième clé de succès : le salarié

Prenez en compte son vécu au niveau scolaire (diplômé ou non) et son retour en terme de formation(s) déjà effectuée(s).

  • Valorisez le projet qu’il s’agisse d’un maintien dans l’emploi, d’une évolution de métier ou d’une promotion. Bien entendu, un salarié en demande et volontaire est plus facilement motivé et impliqué.
  • Au maximum privilégiez le volontariat pour une meilleure adhésion, participation et mise en application lors du retour de formation.
  • Ne négligez pas cependant les salariés n’ayant suivi aucune formation pendant plusieurs années. Même s’ils n’ont pas demandé à en faire, car on pourrait vous le reprocher ensuite.
  • Rappelez-lui que ses qualités professionnelles se doivent d’être développées pour lui (l’employabilité) et pour l’entreprise afin de lui permettre de s’y épanouir, d’y évoluer.
  • Au retour de formation, prenez le temps d’échanger avec lui/elle et prévoyez de refaire un point. Vous aurez pris soin de lire les évaluations de formation en amont. Pensez à faire un retour au manager, surtout s’il est à l’initiative de la demande.

Troisième clé de succès : le centre de formation

Soyez un/e détective et privilégiez un centre qui sera à l’écoute de toutes vos demandes.

  • Choisissez une formation sur mesure avec votre référentiel métier, au plus proche des besoins de votre salarié et de ceux de l’entreprise. Vous obtiendrez alors du haut de gamme, ce qui ne veut pas forcément dire plus  « cher » !
  • Insistez pour que des exemples de votre entreprise jonchent la formation, un fil rouge métier par exemple. Bien entendu, c’est plus difficile à mettre en place lorsque les formations sont organisées en interentreprises.
  • Demandez à avoir un formateur qui connaît votre domaine d’activité ou qui maîtrise les contraintes du métier du salarié ou de la spécialité de formation. N’hésitez pas à demander à le rencontrer et/ou avoir son CV. Un centre qui refuserait serait à écarter.
  • Regardez  le déroulé pédagogique ou séquentiel afin de voir le rythme et les outils utilisés. Demandez à y voir des solutions opérationnelles à mettre en œuvre facilement, du « pratico/pratique ». De plus en plus de sessions sont organisées autour de l’apprentissage par le jeu, le théâtre ou l’art et les retours sont très bons.
  • Favorisez une formation qui prévoit un débriefe à J+ x jours (ou évaluations à froid) sur l’utilisation des outils ou les mises en application sur le poste.

Attention à la tendance « campus, université d’entreprise ou école interne » tellement pratique pour l’entreprise car on en maîtrise toutes les composantes mais qui n’a pas le même impact auprès de vos salariés et renforce alors cette idée qu’il faut repartir à l’école afin de pouvoir évoluer !

Enfin, la réforme de la formation professionnelle (Loi du 5 mars 2014) prévoit également d’imposer des formations certifiantes et diplômantes dans le cadre du CPF ou encore des période de professionnalisation. Cela impliquera des validations d’acquis (QCM, évaluation, soutenance) et donc une « note » permettant ou non l’obtention du niveau. Le spectre de la réussite scolaire ou non, sera alors renforcée auprès des salariés.

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