La formation professionnelle très appréciée en Martinique

Par , le 23/03/2011

L’OPCALIA a annoncé le 15 mars dernier les résultats de son étude conjoncture annuelle en Martinique. Cette étude menée auprès de 133 entreprises de l’île a montré le fort engouement des patrons pour la formation professionnelle vue comme un moyen de résoudre les problèmes de recrutement.

Les chefs d'entreprise martiniquais prônent la formation professionnelle

Selon l'étude conjoncture annuelle de l'OPCALIA en Martinique, 69 % des chefs d'entreprises interrogés considèrent la formation professionnelle comme une priorité dans leurs plans de développement. En effet, ils sont nombreux à penser que c'est grâce à la formation que leurs entreprises et leurs salariés, pourront s'améliorer.

Pour 80 % d'entre eux, la formation professionnelle est un bon moyen de développer ses compétences (Cursus Responsable des ressources humaines, formation Responsable de la paie BTP…), et pour 70 % c'est une façon pour leurs salariés de s'épanouir d'un point de vue personnel.


Pénurie de salariés pour les entreprises martiniquaises

L'enquête de l'OPCALIA en Martinique montre également la pénurie de bons profils de salariés dans les entreprises d'Outre-mer. C'est également l'une des raisons pour lesquelles les chefs d'entreprises investissent tant dans la formation professionnelle. Ils ont en effet du mal à recruter des profils techniques adaptés, ou encore des profils de cadres-ingénieurs.

Pour 77 % des interrogés, le problème de l'absence de bons profils est loin devant les causes de faible attraction des postes ou du niveau de rémunération, en ce qui concerne l'embauche en Martinique.


Le budget de la formation professionnelle est en hausse, mais la méfiance reste

Bien que le budget de la formation professionnelle soit légèrement en hausse en Martinique (de 14 %, on passe à 19 % en 2011), les chefs d'entreprises restent méfiants quant à ses conséquences. Ils ont ainsi peur de voir partir leurs salariés une fois formés, ou encore du coût sur leur budget.

De plus, même s'ils sont informés, les salariés et les chefs d'entreprises martiniquais, ne semblent pas encore prêts à s'investir dans la formation en alternance, pourtant très pertinente face à leurs problèmes de recrutement.

Rédigé le 23 mars 2011, par Julie Cornillon.