La formation « push » et l’apprentissage « pull »

Par , le 25/02/2016

Aujourd’hui, le e-learning est utilisé pratiquement dans toutes les entreprises. Il s’agit d’une méthode d’apprentissage qui repose sur la mise à disposition de contenus pédagogiques via un support électronique. Néanmoins, il existe des risques notamment celui de la déperdition des attentions. Quelle approche faut-il utiliser pour un meilleur apprentissage ? L’approche « push » ou « pull » ?

L'approche « push », une manière de pousser l'information vers l'apprenant


Actualité : Responsable de formation : quelle veille assurer et organiser ?L'élaboration d'une formation e-learning engendre une forte mobilisation de l'apprenant autour des apprentissages. En effet, l'apprenant est au centre des attentions puisqu'il s'agit de construire l'ensemble du dispositif dans le but de le former tout en captant son attention tout au long de l'apprentissage.

Le défi de toutes les entreprises est de rendre les contenus attrayants et interactifs.

L'option implicite de la plupart des cours en ligne consiste à pousser l'information vers les apprenants. On parle de formation « push ».

Initialement, le terme de « push » est associé au marketing et en particulier à la stratégie de vente. En effet, l'utilisation du terme « push » vient de l'usage total du Web.

Cependant, au vu du développement de la formation ces dernières années, ce terme est également utilisé dans ce domaine.

Lorsque l'on parle de formation « push », on parle de programme de formation « poussé » vers l'apprenant.

Dans ce type d'approche, la trame utilisée est toujours la même. Cela débute par des objectifs, puis du contenu pour terminer par un quizz. De plus, il existe parfois des contrôles de connaissances afin de tester les progrès de l'apprenant. Le parcours typique !

Notez-le : ce genre de pratique est comparable à celle employée pour la fabrication d'un produit usiné.

Cette approche structure la plupart du temps des modules bien précis.

Ce type de formation possède l'avantage de pouvoir générer des modules construits autour d'une trame unique à l'usage du plus grand nombre, et par conséquence, il permet de gagner un temps précieux et de diminuer les coûts. Une aubaine pour les Responsables formation !

Cependant, cette méthode connait évidemment ses limites. En effet, une pédagogie uniquement tournée vers une transmission répétitive des connaissances peut s'avérer dangereuse.

Cette méthodologie limite le champ d'action de l'apprenant. En effet, la plupart des connaissances théoriques et pratiques sont poussées par le formateur vers le stagiaire. De ce fait, le cours est souvent très dense en informations et mince du point de vue de l'interaction.

 

L'approche « pull », une manière de chercher une information précise

Ce terme désigne initialement l'essentiel des activités sur le Web. Il est désormais utilisé également dans le domaine de la formation.

Dans ce type de méthodologie, l'apprenant cherche une information bien précise. Ce dernier s'approprie l'information et s'informe sur ce qu'il souhaite vraiment.

Cette approche est loin des informations « inutiles » que donne un enseignant puisque l'apprenant va choisir seulement les informations qui correspondent à ses besoins. C'est l'avantage principal.

L'apprentissage « pull », c'est pouvoir entrer en relation avec les meilleurs experts !

Par ailleurs, cette dernière, à l'inverse du « push » organise des modules très diversifiés faisant appel à la capacité d'initiative et de réflexion de l'apprenant.

Elle permet à l'apprenant d'avoir une expérience d'apprentissage unique puisqu'il va chercher une information bien précise.

Il est à noter qu'il n'y a absolument rien de « mauvais » dans cette approche. En effet, si la conception du contenu est bonne et ludique, cela donne envie d'apprendre.

Néanmoins, l'inconvénient est qu'elle suppose que toutes les informations soient pertinentes et répondent intégralement aux besoins des apprenants.

Par ailleurs, si des modules sont conçus avec cette approche, comment savoir si le contenu pédagogique a été atteint ?

Attention : le but n'est pas de forcer les apprenants à regarder l'intégralité des diapositives mais de vérifier qu'ils peuvent en faire quelque chose ou qu'ils en comprennent quelque chose.

Avec cette approche, l'information fournie est la même ! Le seul changement est la manière dont l'apprenant obtient l'information. Ce dernier en extrait le contenu.

L'expert consacre son temps à essayer de trouver la meilleure façon de fournir l'information aux apprenants !

 

Quelle approche choisir ?

Chacune de ces deux pratiques présentent des avantages et des inconvénients. Cependant, faut-il privilégier une approche permettant de mettre à disposition des contenus dans un cadre prédéfini ou à l'inverse attirer l'attention des apprenants qui s'approprient des contenus en fonction de leurs souhaits ?

Indéniablement, les deux approches sont liées l'une de l'autre. C'est en effet la variété qui est stimulante lors d'une formation.

Dans les deux cas, le travail du contenu est le même, seul la façon dont l'apprenant l'obtient diffère. Il faut au préalable se demander comment l'on pourrait obtenir des apprenants qu'ils trouvent cette information par eux-mêmes.

Notez-le : des études de cas ou des exercices pratiques donneront envie aux apprenants d'aller chercher l'information.

Par exemple, en adoptant une approche de type « pull » que « push », les mêmes informations peuvent être diffusées et donc une expérience d'apprentissage unique pour l'apprenant.

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