La France, mauvais élève de la formation professionnelle

Par , le 23/06/2010

68 % d’Allemands, 67 % d’Espagnols, mais seulement 50 % des formations professionnelles françaises sont effectuées à l’initiative des salariés.

Formation professionnelle : enquête française

Une enquête française de mars 2010 menée par Cegos a démontré que les Français étaient les mauvais élèves de la formation professionnelle. Loin derrière leurs proches voisins européens, les salariés de l'Hexagone hésitent à demander d'eux-mêmes une prise en charge de la formation par leurs employeurs, « dans seulement un cas sur deux, il s'agit d'une démarche pro-active. ».

Des salariés contents de leurs formations

« Pratiquement tous les salariés (94%) sont satisfaits de leur formation. Pour 80% d'entre eux, l'acquisition de nouvelles connaissances va contribuer à leur évolution professionnelle ». Très heureux de leurs formations professionnelles, quel que soit le domaine (formation comptabilité, formation droit sociale, formation santé sécurité au travail...), les employés sont mêmes prêts à se former en dehors de leur temps de travail. Cependant, ils ne sont que 34 % à accepter de financer eux-mêmes leur formation.

Formations professionnelles : les différentes possibilités

Les entreprises, dont celles de taille moyenne qui prennent le plus en charge la formation de leurs employés, proposent désormais, en plus de la formation professionnelle classique, une formation en e-learning (par Internet). Encore une fois, la France se pose en retrait vis à vis de cette nouvelle technologie avec uniquement 19 % d'expérimentations contre 54 % chez les Espagnols.