La réforme de la formation professionnelle en 10 points

Par , le 16/07/2015

Le sujet est vaste et les articles tout autant, alors pour vous aider, le plus simple est de se focaliser sur les grandes thématiques de la réforme de la formation professionnelle engagées en mars 2014.

Retrouvez les notions essentielles à retenir mais pas seulement ! L’idée étant de garder à l’esprit toutes les améliorations qui vont vous permettre d’accompagner efficacement vos salariés.

1) Les organismes de formation : ils vont devoir faire entrer la notion de qualité au sein de leur organisation. Aujourd’hui le choix est vaste, Afnor, ISO et autres labels liés aux Opca. L’essentiel résidant dans la traçabilité de la formation et la satisfaction du client. Sans oublier au centre de cette exigence : la réussite individuelle du salarié. Ainsi vous aurez en face de vous des organismes de formation certifiés sur la qualité de leur prestation, entre autres critères.

2) Les formateurs : ils devront être qualifiés au regard de la formation qu’ils dispensent. Chaque centre de formation qui les emploie ou indirectement les acheteurs de formation devront vérifier les qualités professionnelles et pédagogiques de leurs intervenants. Ainsi, un dossier individuel (CV, expériences professionnelles, références, diplômes) devra être mis à disposition.

3) Les salariés : bénéficient d’un droit à la formation qui est cette fois inscrit dans la loi. Ainsi les entreprises qui avaient une obligation de dépenses ont maintenant une obligation de réalisation. Les salariés vont ainsi construire leur parcours professionnel et faire des choix dans leurs évolutions possibles. Ils deviennent moteur de leur performance.

4) L’entretien professionnel : il est maintenant obligatoire et remplace les autres entretiens sauf celui qui concerne le bilan d’activité annuel (EAD). Un bilan à 6 ans doit être établi et rendre compte des évolutions, des formations reçues sous peine d’abondement en heure ou en numéraire du CPF.

5) Création du CPF : il vient remplacer définitivement le DIF qui n’a pas su prendre sa place dans la construction des parcours professionnels. Le CPF doit permettre au salarié de devenir acteur dans ses choix de formation. Des listes de formations certifiantes, qualifiantes et diplomantes sont éditées afin d’orienter chacun dans ses choix.

6) Lapprentissage : il évolue tant du niveau et de la qualité de la formation auprès des apprentis que de la collecte de la taxe auprès des entreprises. Les maîtres de stage passent eux aussi sur une obligation de formation pour un accompagnement potentialisé.

7) L’entreprise : elle va construire son plan de formation en accord avec ses salariés (grâce aux consultations individuelles biennales). Elle doit également informer ses IRP des orientations choisies sur 3 ans et rendre compte des actions réalisées. Une communication s’instaure alors entre tous les acteurs. Elle travaille dans la prévision des emplois et des compétences

8) Les supports de formation : ils s’enrichissent et sont de plus en plus tournés vers le numérique. Remise de livret sur clé USB, participation à des évaluations en ligne, exercices pratiques sur des plateformes métier dédiées. On peut aussi parler de l'animation, qui se fait de plus en plus chez le client, sur les sites et ce afin de faire des mises en pratique immédiate. Réalisation de salle ou de boutique école. Ainsi le stagiaire voit immédiatement depuis la théorie, les mises en application pratique au quotidien dans son poste et dans ses missions. On parlera aussi de blended, c’est-à-dire un mix efficace entre la théorie en présentiel et l'e-learning.

9) Les thématiques : elles sont de plus en plus opérationnelles et spécifiques métier. Toutefois, on voit également se développer des modules hors éligibilité afin d’aider les salariés à gérer leur stress via de la sophrologie par exemple, se détendre grâce à des cours de pilates, mieux manger ou encore l’éco-conduite. L’entreprise devient citoyenne et accompagne ses salariés face aux risques psycho-sociaux. La loi permet à chacun d’obtenir au cours de sa vie professionnelle une reconnaissance au travers d’une certification professionnelle ou d’un diplôme. Pour cela des listes de formation par branche, par région, sont créées et vont ainsi permettre aux entreprises et aux salariés de faire des choix de montées en compétences. On parlera également du socle de connaissances qui va permettre d’avoir un niveau homogène des salariés sur 7 notions clés que sont : le français, les mathématiques, l’informatique, le travail en équipe, l’autonomie, apprendre tout au long de sa vie et la sécurité au travail. Enfin on passe d’une notion d’imputabilité à une notion d’éligibilité (seuls les critères de la formation professionnelles font alors références).

10) Le financement : il devient une contribution unique de 1% de la masse salariale dès lors que l’entreprise compte plus de 10 salariés. Calculée sur les rémunérations versées en 2015, elle s'appliquera aux contributions recouvrées en 2016. Une ventilation est alors faite en fonction du nombre de salariés (+10, +50, +300) et la finalité (CIF, CPF, professionnalisation, plan de formation ou encore le FPSPP). Vous réalisez alors un versement unique auprès de votre OPCA qui sera le seul collecteur. Bien entendu, l’entreprise peut tout à fait décider de verser au-delà de son obligation afin de financer au mieux ses formations si elles sont volumineuses.

Ce qui est induit par tous ces changements, c’est que le métier de responsable formation se retrouve au cœur des entreprises, alors restez en veille, informez-vous et formez-vous !

 

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