La VAE trouve un appui avec le compte personnel de formation

Par , le 04/07/2016

Longtemps laissée en retrait des différentes opérations de formation, la VAE (validation des acquis de l’expérience) trouve une aide à son développement avec le compte personnel de formation (CPF). Les heures contingentées sur celui-ci peuvent en effet être utilisées pour bénéficier d’un accompagnement.

Les chiffres viennent d’être révélés : entre 2003 et 2014, 310 000 certifications ont été délivrées concernant la validation des acquis de l’expérience, soit un peu plus de 28 000 par an. En 2014, justement, leur nombre s’est précisément élevé à 25 600, avec un aboutissement pour 42 % des dossiers acceptés. Si ce résultat peut paraître de bonne texture, il s’avère toutefois sans grande évolution ces dernières années. Ainsi, en 2008, le rapport Besson définissait un potentiel de 6 millions de candidats, pour seulement 26 000 certifications complètes à envisager chaque année. Dans le même temps, son intérêt reste d’actualité, apparaissant pour beaucoup de prétendants comme une solution pour faire valoir leurs acquis et représentant, bien souvent, un premier diplôme. Aujourd’hui, les certifications les plus demandées sont notamment les diplômes d’État d’aide-soignant, d’auxiliaire de vie sociale, d’éducateur spécialisé, d’auxiliaire de puériculture, et le CAP petite enfance.

Dans le même temps, la préparation à la VAE impose de multiples étapes dans l’avancement du projet qui se dressent, pour certaines, comme de véritables écueils. La conséquence est directe, avec un nombre de dossiers déclarés comme recevables qui sont finalement abandonnés en cours de préparation. Pour tenter d’y remédier, le CPF est désormais mobilisable pour cette opération. En effet, les heures disponibles peuvent être utilisées pour bénéficier d’un accompagnement à la VAE. Ce dernier peut être effectué par l’organisme certificateur ou par un prestataire externe, dûment habilité. Il permet alors de faire avancer le projet avec la réalisation des livrets indispensables. Reste un point qui pourrait toutefois être encore amélioré et amené un plus grand nombre de validations finales, celui d’une mise en place de l’accompagnement au plus tôt, c’est-à-dire dès la préparation du dossier d’acceptation.

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