Le COE met en avant la formation pour résorber les emplois non pourvus

Par , le 07/11/2013

Le Président François Hollande donnait, lors de la Conférence sociale du 20 juin 2013, une fourchette de 200 000 à 300 000 emplois délaissés faute de candidats. La récente enquête menée par le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) indique un chiffre avoisinant davantage les 400 000 offres d’emplois abandonnées chaque année, tout en préconisant la formation pour y répondre.

Des emplois délaissés à l’heure où le chômage augmente

Actualité : Le COE met en avant la formation pour résorber les emplois non pourvus - Tissot FormationCela apparaît comme une incongruité : alors que le chômage en France connaît une inlassable progression, les chiffres des emplois non pourvus chaque année ne cessent de gonfler. Les dernières estimations données par le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) et obtenues par l’analyse de différentes sources sont ainsi à la hausse, indiquant 400 000 propositions d’emplois qui resteraient aujourd’hui sans candidats.

 L’analyse va plus loin, mettant en avant une autre donnée, celle des secteurs concernés par ces recherches de futurs salariés qui n’aboutissent pas. Ainsi, outre les métiers de la restauration , du service à la personne ou encore du BTP, d’autres domaines connaissent la même sinistralité de candidats lorsqu’il s’agit de recruter. C’est le cas des emplois de l’industrie mécanique ou graphique, de la maintenance ou même du travail des métaux et des métiers de bouche.

La formation pour répondre aux besoins des entreprises

L’organisme public met en avant une raison principale à l’origine de ce blocage dans les recrutements, celle des compétences des candidats, inadaptées aux attentes des entreprises, suivie par le manque d’attractivité de certains métiers.

 Le COE préconise le développement des opérations de formation professionnelle pour résorber les emplois disponibles, semblables au plan d’urgence mis en œuvre par le gouvernement, à mener au niveau national ou local. Il met aussi en avant l’importance d’un suivi particulier de ces offres d’emploi, notamment au niveau de Pôle Emploi, par la mise en place d’actions de communication pour modifier l’image de certaines professions. Tout un programme, déjà en marche, pour un effort qui reste à poursuivre.