Le CPF : un intérêt commun ?

Par , le 17/08/2015

Il semblerait que les entreprises ont l’intention de s’engager profondément pour faciliter l’accès des salariés au CPF et ainsi les rendre acteurs de leurs parcours professionnels. C’est en tous les cas ce qu’a démontré une enquête menée par un organisme de formation, Cegos. Cependant, les salariés et les employeurs trouvent-ils réellement un intérêt commun à la mobilisation du CPF ?

L’enquête sur la perception de la réforme sur la formation professionnelle rendue publique le 23 juin dernier a démontré que, d’une manière générale, les employeurs ont un avis plutôt positif sur le CPF alors que les salariés ont un avis mitigé. En effet, cette dernière a révélé que les entreprises ont la ferme intention de s’engager dans le CPF et permettre ainsi aux salariés de sécuriser leurs parcours professionnels.

Ce sont visiblement les grandes entreprises qui ont le plus envie de s’engager dans le financement complémentaire des actions de formation.

Par contre, les salariés ne sont pas très optimistes quant à l’impact positif du CPF et sont majoritairement défaitistes en ce qui concerne la sécurisation de leurs parcours professionnels et également sur la possibilité d’obtenir des qualifications grâce au CPF. Ils affirment très clairement que les employeurs ne s’investiront pas dans le financement complémentaire des formations. Ce qui sous-entend donc qu’ils ne seront pas soutenus.

Du côté des salariés, les plus optimistes sont vraisemblablement les cadres et les plus qualifiés. En effet, ils répondent positivement sur la contribution du CPF à leur employabilité mais négativement au soutien et à l’accompagnement de leurs employeurs. Ce sont évidemment ceux qui connaissent le mieux la réforme et y voient par conséquent des enjeux majeurs, à la différence des salariés de plus de 45 ans qui n’y voient aucun changement.

L’intérêt commun existe-t-il donc ? Laissons encore quelques temps à la réforme pour faire ses preuves. Affaire à suivre…

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