Le DIF intéresse moyennement les salariés français

Malgré son grand intérêt pour l’évolution de carrière, le DIF n’a pas réussi à séduire les salariés français. Ils sont encore peu nombreux à profiter de ses bienfaits, et ce dernier ne semble pas réussir à se démocratiser.

02/12/2010 - par - Actualité formation, Droit individuel à la formation

Le DIF est peu utilisé

Selon une étude publiée par CEGOS, le DIF (Droit Individuel à la Formation) ne séduit pas complètement les salariés français. Bien que très populaire, il est très peu utilisé. Depuis sa création en 2004, le DIF n'a pas su s'imposer aux salariés. Ainsi, en 2009, seuls 12 % des salariés ont eu recours au DIF, contre plus de 14 % en 2008. Contre toute attente, la crise économique n'a pas eu d'impact sur la formation professionnelle, et les salariés français n'ont pas jugé bon de se tourner vers le DIF afin de développer leur employabilité.

Le DIF ne s'est pas démocratisé

Non seulement le DIF ne séduit pas les salariés français, mais en plus, ce dernier ne s'est pas du tout démocratisé depuis sa création. En effet, en 2009, ce sont les cadres qui l'ont le plus utilisé, avec 23 % d'entre eux, contre seulement 10 % des ouvriers. L'écart est encore très élevé dans la formation professionnelle. Cependant, le point positif de l'enquête, est que 83 % des salariés français connaissent l'existence du DIF, contre seulement 77 % l'année précédente.

Malgré l'interdiction du cumul du quota d'heures de formation professionnelle au-delà de six ans, les salariés français ne semblent pas prêts à les utiliser dans un DIF.