Le futur rôle des régions en matière de formation professionnelle réaffirmé

Par , le 06/11/2012

Les entreprises européennes, entre crise et formation professionnelle cultivent le paradoxe en matière de formation professionnelle. À la recherche constante de nouveaux talents et en quête de personnels compétents, elles sont pourtant nombreuses à réduire, au sein de leur structure, le budget consacré à la formation professionnelle.

La formation professionnelle, à confier aux régions

C’était l’une des promesses de campagne de François Hollande et sa future mise en application tend à se préciser ces derniers temps. Les conseils régionaux devraient ainsi voir leurs prérogatives étendues dans les prochains mois. Le Président l’a d’ailleurs rappelé lors de sa récente intervention à la Sorbonne, lors des états généraux de la démarche territoriale.

L’objectif est notamment de clarifier les compétences de chacun et d’éviter ainsi les doublons avec une intervention de l’État dans des domaines spécifiques, en lien avec les actions de proximité. Cela concerne, entre autres, les transports, le logement, mais également la formation professionnelle.

Tous ces domaines devraient faire l’objet, dans les prochains mois, d’une nouvelle loi de décentralisation.

Une politique cohérente avec la décentralisation

Cette réforme à venir devrait notamment permettre de garantir des politiques suivies, en lien avec les différents secteurs. Ainsi, la formation professionnelle intégrera le domaine de compétences élargi de chaque région, tout comme le secteur de l’emploi. Avec cette nouvelle opération de décentralisation, l’État passera donc le relais aux régions pour la mise en place de politiques locales en matière d’orientation et de gestion des entreprises.

Le premier effet de cette opération sera, par exemple, de pouvoir répondre promptement au marché du travail local, en procédant à la mise en œuvre rapide de formations professionnelles. Les entreprises auront alors accès immédiatement à un personnel disposant des qualifications recherchées, dans chaque secteur.

Deux domaines ont cependant déjà été annoncés comme exclus de cette nouvelle décentralisation, restant de ce fait du ressort de l’État : Pôle Emploi et la gestion des contrats aidés.