Le stress au travail, géré différemment par les hommes et les femmes

L’enquête publiée récemment par les Éditions Tissot concernant le stress au travail est source de nombreux enseignements. L’un d’eux n’est autre que la perception de cet état par les hommes et les femmes.

19/12/2012 - par - Actualités de la formation professionnelle, Sondages et études

Des origines de stress aux effets bien différents

L’enquête menée en novembre 2012 par les Éditions Tissot auprès d’un panel de salariés a été l’occasion de constater les effets du stress sur le travail. Si ceux-ci font aujourd’hui l’objet d’une plus grande attention de la part des entreprises, notamment avec la multiplication des formations sur la gestion du stress et le développement personnel, le sondage met également en évidence un autre point : une perception différente de cet état entre hommes et femmes.

Premier constat, les femmes laissent paraître une plus grande sensibilité, venant influer directement leur comportement au travail. Ainsi, si les hommes sont beaucoup plus stressés par la surcharge de travail, pour elles, la première cause de tension est la pression de la hiérarchie. La peur de perdre son emploi est également constante, représentant 37 % des sources de stress pour les femmes et seulement 28 % pour les hommes.

 

L’influence de la vie personnelle sur le travail

De la même façon, tandis que les hommes considèrent majoritairement que les évènements de la vie privée ne leur apportent pas de stress supplémentaire au travail, les femmes sont, en revanche, 53 % à considérer qu’ils ont un effet sur leur vie professionnelle. Faits de la période économique actuelle, ce sont principalement les difficultés financières du foyer qui influent sur cet état, suivies de près par les contraintes de la vie de famille.

L’autre enseignement de cette enquête est la perception par les personnes interrogées des conséquences du stress sur le travail. Le résultat est sans appel, pour 70 % des femmes, celui-ci représente davantage une source négative pouvant leur faire prendre leurs moyens, tandis que les hommes ne sont que 61 % à partager cet avis.