Le travail le dimanche envisagé par plus d’un tiers des salariés

Par , le 24/04/2014

Un récent sondage des Éditions Tissot met en évidence une course à l’argent des salariés, privilégiant la hausse du salaire à tout autre avantage. Une nouvelle vision qui les conduit aussi à rompre avec certaines idées, notamment celles du travail le dimanche.

L’augmentation de salaire comme motivation principale

C’est devenu le critère majeur de l’emploi. Dans le dernier sondage réalisé par Opinion Way pour les Éditions Tissot, 86 % des salariés – du privé comme du public - placent en tête des éléments les plus importants le niveau de salaire, loin devant d’autres avantages comme la mutuelle. 71 % disent ainsi privilégier l’augmentation de leur revenu à d’autres privilèges tels que les tickets restaurant, le véhicule de fonction ou la mise à disposition d’une crèche.

Le signe de cette évolution dans les mentalités apparaît aussi dans la perception du travail. En effet, 58 % des interrogés se disent prêts à réaliser des heures supplémentaires pour voir leur salaire augmenter.

33 % accepteraient même de travailler le dimanche avec un objectif, être payés double. Si cette idée est nouvelle, alors que ce jour de la semaine était il y a encore peu intouchable, la loi est en revanche très claire en la matière : son paiement double n’est pas automatique. Il peut aussi, légalement, faire l’objet d’une simple compensation en repos.

Le poids de la fiscalité montré du doigt

Pour 21 % des salariés, l’idée est différente, étant prêts à franchir un autre pas, celui du double travail. Si l’employeur n’a pas obligation à être informé, il est en revanche impératif de veiller à ne pas dépasser le nombre d’heures de travail maximal chaque mois.

Parallèlement à cette course à l’argent, modifiant les habitudes de travail, les salariés sont 30 % à rechercher des solutions d’optimisation fiscale, alors même que les heures supplémentaires ne sont plus défiscalisées. La réalité rattrape ainsi rapidement ceux qui ont franchi le pas du travail supplémentaire : 44 % se disent « dégoûtés » de gagner plus sans en tirer tous les profits après imposition. De fait, ils ne sont plus, après ce constat, que 15 % à vouloir gagner toujours davantage, malgré la pression fiscale.

Enfin, la dernière information de ce sondage est aussi le signe de l’évolution du rapport à l’argent. Tandis le salaire a toujours été une affaire secrète pour beaucoup de salariés, ils sont aujourd’hui 75 % à se dire prêts à le dévoiler à leurs collègues et 52 % à jouer la transparence, y compris auprès de leurs subordonnés.

L'infographie complète : 

Infographie L’argent au travail - Editions Tissot
Infographie « Les Français et l’argent au travail ». Sondage des Editions Tissot par Opinionway – 2014