Les actifs engagés dans la formation, mais sans utiliser le DIF

Par , le 26/01/2015

Tandis que le DIF vient de disparaître au profit du nouveau compte personnel de formation, la question de l’accueil qui sera réservé à ce dernier est entière. Le remplaçant du droit individuel à la formation va en effet devoir faire mieux que celui-ci, qui n’a jamais réussi à s’imposer. Une idée également développée dans la dernière étude réalisée par Opinion Way pour l’Afpa.

Actualité : Les actifs engagés dans la formation, mais sans utiliser le DIF

Le compte personnel de formation saura-t-il s’imposer auprès des personnes actives ? La question est posée alors que le CPF a officiellement vu le jour le 1er janvier 2015.

La récente étude menée par l’Afpa met en avant un des paradoxes de ces derniers mois : alors que les personnes actives sont plus de la moitié à avoir pris l’initiative de suivre une formation en 2014, elles ne sont toutefois que 34 % à avoir utilisé le DIF à cet effet. Cette proportion monte même à 87 % pour les demandeurs d’emploi. Ceux-ci pouvaient pourtant encore en bénéficier dans certains cas, même en étant hors de l’entreprise.

Cette non-utilisation a été compensée par le choix d’autres cadres de formation. C’est le cas avec des apprentissages entrant dans le cadre du plan de formation établi par l’entreprise, pour 45 % des salariés. Les demandeurs d’emploi ont, eux, profité à 63 % de stages financés soit par Pôle Emploi, soit par la Région.

Ce choix dans les moyens utilisés vient donc en opposition avec la démarche des actifs d’initier la formation qu’ils souhaitent suivre, en toute autonomie. Une explication pourrait venir des attentes mêmes des salariés et des personnes en recherche d’emploi, privilégiant d’abord le développement des compétences et l’obtention d’une qualification pour 53 % d’entre eux. Une demande à laquelle le CPF devrait pouvoir répondre.

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