Les défauts de savoir-faire et de savoir-être évoqués pour la moitié des emplois non pourvus

Par , le 03/01/2014

La dernière enquête menée par le Medef au cours du 3èm trimestre 2013 met en évidence l’augmentation du nombre de recrutements qui n’aboutissent pas. Ainsi, sur cette période, ce sont 132 700 emplois qui sont restés sans recrutement, soit 16 % des offres d’emploi. Si la moitié trouve une origine conjoncturelle, l’autre partie concerne le manque de compétences.

Les compétences évoquées dans le non-pourvoi de nombreux emplois

Actualité : Les défauts de savoir-faire et de savoir-être évoqués pour la moitié des emplois non pourvus - Tissot Formation Les dernières données publiées par l’Observatoire du Medef viennent confirmer la tendance actuelle : le nombre d’offres d’emploi non pourvues continue à progresser, tandis que se mettent peu à peu en place les différentes solutions de lutte contre ces embauches abandonnées.

Ainsi, ce sont 132 700 emplois qui ont été mis de côté au cours du troisième trimestre, un chiffre supérieur au deuxième trimestre qui, lui, présentait un chiffre de 104 000 emplois. Employés de l’hôtellerie, de la restauration, conducteurs de véhicules ou encore assistantes maternelles comptent parmi les postes les plus difficiles à pourvoir.

Dans la moitié des cas, ce sont les manques de compétences des candidats qui ont été mis en avant, que ce soit concernant leurs connaissances techniques, ou, dans une moindre mesure, leur savoir-être, notamment dans la gestion de l’autonomie, la ponctualité ou l’implication.

Des formations moins utilisées en entreprise

C’est ainsi une nouvelle fois le manque de qualification qui est relevé, venant corroborer les solutions actuellement mises en œuvre concernant le développement de la formation professionnelle.

Mais cette enquête met aussi en évidence un autre fait au cours de ce troisième trimestre 2013, celui de la baisse du nombre de formations mises en œuvre et qui comptent pourtant parmi les solutions les plus efficaces pour apporter une réponse à cette situation. Cela concerne principalement les apprentissages proposés en interne, limitant les cas d’évolution dans l’entreprise ou via le système de POE (préparation opérationnelle à l'emploi). À l’inverse, les formations externes ont, elles augmenté.