Les écueils de la formation en période de chômage

Par , le 30/12/2013

Un récent rapport de l’INSEE pointe les difficultés rencontrées par les demandeurs d’emploi pour l’obtention d’une formation professionnelle. Des obstacles qui aboutissent souvent à une réticence concernant leur suivi, alors même que les personnes ayant été formées trouvent plus rapidement un emploi.

Les coûts induits par la formation, premier obstacle à son suivi

Actualité : Les écueils de la formation en période de chômage - Tissot Formation

Si les enquêtes sont nombreuses à montrer les atouts de la formation professionnelle pour permettre aux personnes en situation de chômage de retrouver un emploi, beaucoup évoquent aussi le faible taux d’inscrits qui en bénéficient. Une récente enquête de l’INSEE* met en avant les motifs de ces blocages, et ils sont multiples. 

Ainsi, sur les 55 % de personnes au chômage qui déclarent avoir souhaité suivre – sans succès – une formation au cours des 12 derniers mois, les raisons sont multiples, et souvent à l’opposé des motifs indiqués par les salariés actifs.

Le premier obstacle donné est le coût de la formation, jugé trop élevé, notamment en raison des frais induits, par exemple le transport, la garde d’enfants ou même les frais de formation en eux-mêmes lorsque celle-ci n’est pas totalement prise en charge

D’autres motifs pour le non-suivi de formation durant la période de chômage

D’autres obstacles au suivi d’une formation apparaissent aussi. L’un d’eux est notamment le nombre d’interlocuteurs à devoir contacter pour obtenir le fameux sésame. Cela conduit d’ailleurs de nombreux demandeurs d’emploi qui souhaitent suivre une formation à réaliser eux-mêmes les démarches d’orientation pour trouver leur session.

Mais l’un des autres critères de non-suivi de formation durant la période de chômage est davantage un manque de confiance en soi. En effet, 22 % des personnes interrogées estiment ne pas disposer d’un niveau suffisant ou des prérequis adaptés à l’apprentissage souhaité.

Enfin, ils sont 1 sur 5 à se voir opposer un refus à la formation envisagée, un taux cette fois semblable à celui des salariés.

* Dossier publié par l’INSEE concernant Les défis des demandeurs d’emploi face à la formation professionnelle