Les Français favorables à l’e-learning, sous certaines conditions

Par , le 20/04/2015

Malgré son développement important ces dernières années et ses évolutions actuelles, l’e-learning doit encore faire face, en France, aux anciennes habitudes de formation. Ainsi, si l’intérêt des Français pour ces apprentissages reste marqué, ils en regrettent néanmoins le volet social.

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Les évolutions dans le domaine de la formation professionnelle ont beau être marquées ces dernières années, elles n’en font pas pour autant oublier certaines traditions, freinant leur développement. L’e-learning en est l’un des premiers exemples, selon le sondage mené en janvier 2015 par Educatis.

Premier constat, si les Français sont 92 % à considérer les formations en ligne comme dignes d’intérêt, ils sont en revanche beaucoup moins nombreux à pouvoir définir chaque forme d’apprentissage. Ainsi, seulement un tiers connaît les MOOCs, les serious games et les TICE. Leur développement dans les entreprises reste tout aussi fragile avec seulement 18 % des interrogés qui déclarent que l’e-learning fait partie des pratiques courantes de formation dans leur société. Et 57 % le jugent peu ou pas développé.

De la même façon, ils sont 32 % à ne pas relever d’intérêt particulier à la formation à distance, par rapport aux apprentissages en présentiel. Pour 38 %, elle sert aussi davantage aux métiers du numérique. Mieux, 44 % des sondés regrettent le manque d’encadrement et 36 % l’absence de lien avec les enseignants et la présence d’autres apprenants.

Cette vision culturelle de la formation fait aujourd’hui figure d’exception en Europe. Le bon compromis semble alors le blended learning. Une solution d’ailleurs retenue pas 60 % des personnes interrogées qui voient l’e-learning davantage comme un complément à la formation en présentiel.

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