Où en est le digital learning en 2017 ?

Par , le 23/02/2017

Si le paperboard et le rétrojecteur ont longtemps été les principaux outils du formateur en entreprise, les MOOC, le serious game, le mobile et le social learning… lui ont donné un coup de vieux. Aujourd’hui qu’en est-il ?
Quelles sont les dernières tendances à connaître ?

Ou en est le digital learning en 2017Afin d’avoir un vision d’ensemble du marché du digital learning en entreprise, l’ISTF (Institut des métiers du Blended Learning) a réalisé fin 2016 une enquête auprès de 400 structures françaises (46 % privées, 32 % centres de formation, 9 % public, 13 % autre).

Elle en livrait, il y a quelques semaines, les conclusions dans un livre blanc. Quelles sont ses principales conclusions ?

Inutile de se voiler la face, le digital learning représente aujourd’hui pour les entreprises un véritable levier pour réaliser des économies sur leur budget formation. C’est d’ailleurs le premier facteur de motivation des entreprises pour franchir le cap de la digitalisation, comme le reconnaissent 43 % des responsables formation. Ce n’est cependant pas le seul. La digitalisation de la formation permet aussi de moderniser l’image de leur entreprise (40 %) et de suivre les tendances (15 %).

Pour autant le présentiel n’est pas prêt de disparaître. Seuls 2% des sondés croient en la fin annoncée de la formation en présentiel. Plus qu’un remplaçant, le digital learning est perçu par la majorité des responsables de formation comme un outil additionnel. 58 % des entreprises privilégient ainsi des plans de formation mixtes. Seuls 7 % ont tout misé sur les formations à distance.

Pour s’imposer, la transformation digitale devrait donc passer par la mise en place de dispositifs de blended learning. En complétant les formules en présentiels par des dispositifs à distance, comme le e-learning ou la classe virtuelle, la formation devrait gagner en souplesse pour les apprenants, tout en facilitant les formes de production collaborative.

Pour construire ces parcours mixtes, les entreprises ne négligent plus aucun outil. Parmi les modalités pédagogiques jugées les plus efficaces par les formateurs, le présentiel conserve, malgré son recul, 25 % des votes. Les dispositifs de e-learning scénarisés arrivent juste derrière avec 20 % des votes.

Les classes virtuelles : 16 %, le fast learning (cours de moins de 15 mn) : 13 %, le social learning : 12 %, le micro learning (moins de 2mn) : 2 % ; sont jugées de plus en plus efficaces, alors que le serious game recule (12 % contre 17 % en 2015).

Le MOOC a le vent en poupe, mais peine encore à se diffuser. En effet, moins de 3,5 % des entreprises sondées en ont mis un en place dans leur entreprise.

Si le digital donne plus d’autonomie à l’apprenant, le formateur reste essentiel. On constate en effet que dans les formations à distance (particulièrement dans le cas des formations transversales comme les langues, la bureautique ou le management), près d'un apprenant sur deux ne va pas au bout de sa formation s'il n'est pas accompagné par un tuteur.

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