Pas de coup de pouce pour le SMIC au 1er janvier 2014 !

Par , le 23/12/2013

Le gouvernement en a pris la décision, la revalorisation du SMIC au 1er janvier 2014 se limitera à la seule hausse mécanique, sans coup de pouce. Son montant horaire brut va ainsi passer de 9,43 € à 9,53 €, soit une augmentation mensuelle moyenne pour les travailleurs à temps plein de quelque 12 euros.

Une hausse du SMIC limitée à la revalorisation légale

Pas de coup de pouce pour le SMIC au 1er janvier 2014 !Le 1er janvier est synonyme de revalorisation du salaire minimum. Ce sera le cas à la nouvelle année avec une hausse, pour début 2014, de 1,1 %. Si ce taux est supérieur à 2013, il est, en revanche, limité à la seule augmentation légale, désormais basée sur deux indicateurs :

  • L’inflation mesurée sur les 20 % de ménages affichant les revenus les plus faibles ;
  • La base de la moitié de la progression du pouvoir d’achat du salaire moyen des ouvriers et des employés.

Jusque-là, ce dernier indicateur portait uniquement sur les revenus des ouvriers.

Les nouveaux montants du SMIC pour 2014 sont ainsi portés à 9,53 € brut de l’heure et 1 445,38 € brut par mois, sur une base de 35 heures hebdomadaires, soit en moyenne 1 113 € mensuels nets.

Une décision qui suit les préconisations du conseil d’experts

En choisissant de ne donner aucun coup de pouce à la revalorisation légale, le gouvernement suit les préconisations du conseil d’experts. Dans son dernier rapport, celui-ci recommandait de limiter l’augmentation à la hausse mécanique pour ne pas entraîner une baisse de l’emploi et de la compétitivité des entreprises. Le dernier coup de pouce accordé au SMIC remonte, quant à lui, à juillet 2012. Il s’était alors élevé à 0,6 %.

Pour les employeurs, cette hausse du SMIC est à répercuter sur les salaires versés à compter de janvier 2014, en veillant à ajuster ceux qui pourraient, du fait de l’augmentation, se retrouver en dessous de ce montant minimum.

Notez-le : Pour apprécier si ce montant minimum est atteint, il faut notamment tenir compte du salaire, des avantages en nature, et de certaines primes (par exemple la prime de 13e mois pour les mois où elle est versée).

La rémunération versée aux salariés en apprentissage ou contrat de professionnalisation doit elle-aussi être revalorisée en fonction du nouveau SMIC.

Formations sur le même sujet :