Formation professionnelle : des rapports qui se succèdent autour de la compétitivité des entreprises

Par , le 08/11/2012

À peine le rapport Gallois rendu public sur l’amélioration de la compétitivité, les commentaires vont déjà bon train. Jacques Attali a notamment réagi aux mesures encouragées, mettant la formation au premier plan. Une idée qu’il avait déjà développée, différemment, dans son rapport de 2010.

Deux rapports pour une idée : le développement de la formation professionnelle

 La notion de compétitivité et d’emploi n’est pas nouvelle. Au cœur de l’actualité, le rapport Gallois a notamment mis en avant les besoins en matière de formation professionnelle.

Cette idée n’est pas sans rappeler un autre rapport paru en 2010 et transmis au précédent gouvernement : celui de la Commission pour la libération de la croissance française, présidée par Jacques Attali. L’occasion de voir les points communs et les divergences des deux rapports en matière de formation et d’emploi.

 

Photo DR - BALTEL/SIPA

La mise en avant des régions dans la formation professionnelle

Rapport Gallois ou Attali, avec deux années d’écart, la question de la compétitivité des entreprises reste donc toujours d’actualité. L’idée pour la développer trouve une source commune : la formation professionnelle.

Si la Commission Attali parlait de « mettre la formation professionnelle au service des transitions professionnelles », le rapport Gallois évoque, lui, clairement, la problématique actuelle des industries à la recherche d’un personnel qualifié, en dépit du taux de chômage élevé.

Les deux rapports affichent alors l’idée commune d’une intervention locale. Les fonds régionaux devraient être accompagnés, pour Louis Gallois, d’un renforcement des prérogatives des régions, venant jouer un rôle dans l’organisation des formations, en lien avec les organismes collecteurs, notamment pour la formation des salariés les moins qualifiés.

Les salariés les moins qualifiés au cœur du système

Le second rapport Attali, présenté le 15 octobre 2010, préconisait, entre autres, le développement de la formation initiale avec l’augmentation du nombre de contrats en alternance pour les niveaux inférieurs ou égaux au baccalauréat. Le rapport Gallois va plus loin, invitant à un doublement du nombre d’apprentis d’ici 2017, mais pour tous les niveaux de formation.

Cela devrait s’accompagner d’un effort de formation important à destination des travailleurs les moins qualifiés, afin de leur permettre d’évoluer dans leur entreprise et en dehors. L’objectif annoncé est d’ailleurs la progression d’au moins un niveau de qualification pour tous les salariés au cours de leur vie active.