Tout savoir sur l’entretien professionnel avant l’échéance prochaine

La loi du 5 mars 2014 relative à la formation, à l’emploi et à la démocratie sociale a introduit une nouvelle obligation : un entretien professionnel biennal. Il doit permettre au salarié d’être acteur de son évolution professionnelle.

image_edito_112

Qu’est-ce que l’entretien professionnel ?

L’entretien professionnel est une rencontre obligatoire entre un salarié et son employeur destiné à considérer les perspectives d’évolution professionnelle du salarié en termes d’emploi et de qualification.

Qui est concerné par l’entretien professionnel ?

Tous les employés, quels sur soient le secteur d’activité et la taille de l’entreprise sont concernés.

L’entretien professionnel doit être organisé tous les deux ans et être formalisé par écrit. Depuis le 7 mars 2014, il est systématiquement proposé à l’issue d’un congé maternité, parental, d’adoption, sabbatique, de soutien familial ou d’une période de mobilité volontaire mais aussi à l'issue :

  • d'une période d'activité à temps partiel
  • d'un arrêt maladie longue durée
  • d'un mandat syndical

Un bilan de parcours tous les 6 ans

Tous les 6 ans, l’employeur doit profiter de l'entretien professionnel pour faire un état des lieux récapitulatifs du parcours professionnel du salarié.

Cet entretien est l’occasion de vérifier que le salarié a bénéficié d’au moins deux de ces mesures :

  • une action formation
  • une progression salariale (collective* ou individuelle) ou professionnelle
  • une certification par la formation ou par la VAE

Les obligations du RH

L’entretien professionnel devient une obligation destinée à encadrer la nouvelle responsabilité sociale des entreprises dans la formation de leurs salariés. Cette nouvelle démarche permet la mise en œuvre du CPF (Compte Personnel de Formation) et de la GPEC (Gestion prévisionnelle des emplois).

Téléchargez notre support sur l'entretien professionnel

Quelles sont les pénalités prévues pour l’employeur ?

Pour les entreprises d’au moins 50 salariés, si ces entretiens professionnels n’ont pas eu lieu, et qu’au moins deux des trois mesures d’évolution professionnelle n’ont pas été respectées, les salariés bénéficieront d’un crédit supplémentaire de 100 à 130 heures de formation sur leur compte personnel de formation (CPF). Pour financer ces heures, une pénalité de 3000€ pour un temps plein ou de 3900€ pour un temps partiel, devra être versée par l’entreprise à l’OPCA pour chaque salarié pour lequel elle n’a pas rempli ces critères.

Retrouvez nos solutions d'accompagnement sur notre site web.

*Augmentation supérieure à l’indice INSEE