Une idée plutôt positive du CPF pour les futurs bénéficiaires

Par , le 29/01/2015

Une récente étude menée par l’institut BVA, à la demande de la DGEFP, s’est intéressée à la perception du CPF par les actifs, futurs bénéficiaires. Après une présentation de ce nouvel outil d’apprentissage, les avis se révèlent plutôt positifs.

Actualité : Une idée plutôt positive du CPF pour les futurs bénéficiaires

Après l’échec du DIF, la question de l’utilisation effective du CPF, point majeur de la réforme de la formation professionnelle, reste entière. Pour mieux mesurer la première perception des actifs français face à ce nouvel outil d’apprentissage, la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) vient de mener l’enquête, en association avec l’institut BVA.

Premier enseignement après une présentation des plus grandes lignes du compte personnel de formation, l’accueil se révèle plutôt positif, les personnes interrogées appréciant notamment l’idée de portabilité du CPF pour suivre l’actif dans toutes ses évolutions professionnelles. Autres idées retenues comme intéressantes, l’initiative de la formation laissée au salarié et l’absence d’autorisation à demander à l’employeur pour tout apprentissage en dehors du temps de travail, permettant de choisir librement une reconversion professionnelle.

La première liste des formations éligibles au CPF a elle aussi plutôt convaincu, jugée comme étant une source d’inspiration, tout en offrant une chance d’accéder au marché de l’emploi. Ici, la notion de "formation utile" prend alors tout son sens. Il est aussi apprécié la transparence du dispositif, permettant de connaître précisément le nombre d’heures disponible.

En revanche, les interrogés ont pointé du doigt un défaut qu’ils estiment identique au droit individuel à la formation, celui du besoin d’accompagnement de l’entreprise. De même, après présentation du CPF, ils jugent ses modalités de fonctionnement un peu floues.

La formation professionnelle, responsabilité de l’entreprise

Plus généralement l’enquête fait ressortir une demande de formations plus accessibles pour les actifs. Dans l’ensemble, ceux-ci estiment aussi que la formation professionnelle est d’abord de la responsabilité de l’entreprise.

Parmi les dispositifs cités comme connus, viennent en tête le CIF (congé individuel de formation) et le DIF. Une réponse sans lien avec l’utilisation des outils mis à disposition, ce dernier dispositif, désormais remplacé par le CPF, n’ayant jamais trouvé son public. D’ailleurs, pour beaucoup d’interrogés, les formations sont jugées particulièrement chronophages, demandant une énergie que tous ne sont pas en mesure de fournir, notamment au niveau du temps à y consacrer.

Enfin, l’étude a aussi étudié la perception des formations par les actifs ayant pu en bénéficier. Là, il en ressort une vision globale de compétence. Un point positif qui devrait contribuer à encourager la décision de formation.

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