Une nouvelle tendance : les écoles d’entreprises pour former les futurs salariés

Par , le 06/08/2013

Le phénomène tend à se développer : les entreprises sont de plus en plus nombreuses à créer leur propre centre de formation pour disposer d’une main-d’œuvre qualifiée. Dernier exemple en date, celui de Multiplast dans le Morbihan.

La formation professionnelle, organisée directement par les entreprises 

business people in a meeting at officeTandis que le gouvernement vient d’annoncer la création de nouvelles places en formation pour répondre aux emplois non pourvus, certaines entreprises prennent les devants et mettent en place leurs propres structures pour organiser des sessions de formation au programme adapté à leurs besoins.

Après le centre de formation Bricoman, c’est cette fois au tour de Multiplast, dans le Morbihan, de se lancer dans l’aventure de la formation professionnelle pour répondre à ses besoins spécifiques concernant le travail du carbone pré-imprégné, utilisé dans l’industrie aéronautique et pour la fabrication de voiliers. La première session devrait se dérouler début 2014 et permettre à une dizaine de futurs salariés d’apprendre le métier.

Une formation professionnelle sur le modèle de l’alternance

Cette formation organisée par l’entreprise se déroulera sur une période courte, de 5 à 8 semaines, et alternera les phases théoriques et les travaux pratiques, directement dans les ateliers de la société. Cette méthode inspirée des cours en alternance devrait permettre à Multiplast de bénéficier de candidats parfaitement formés aux emplois proposés.

Ouverte aux personnes pouvant justifier d’une expérience professionnelle, d’un niveau CAP ou BEP, cette école apprendra notamment aux stagiaires les bons gestes pour le travail du carbone. La société compte recruter en moyenne une quinzaine de salariés par ce biais chaque année, tout en se présentant aussi comme un vrai centre de formation sur cette spécialisation en ouvrant les bancs de son école aux entreprises concurrentes.

L’objectif est également, à terme, de pouvoir obtenir la labellisation de l’Institut de recherche technologique (IRT) de Nantes et du groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas).