Une transition professionnelle à plusieurs visages avec le CIF

Par , le 17/12/2013

Une récente enquête menée par l’Observatoire des transitions professionnelles (OTP), parue le 17 octobre 2013, met en avant les évolutions de métiers enregistrées à l’issue d’un CIF. Celles-ci se révèlent multiples, suivant le choix et l’orientation professionnelle privilégiés.

Une progression pas toujours au rendez-vous avec le CIF

Actualité : Une transition professionnelle à plusieurs visages avec le CIF - Tissot FormationParmi les idées reçues, le CIF, congé individuel de formation, est, depuis sa création, souvent vu comme une solution de progression par l’obtention d’un niveau de qualification supérieur pour chaque stagiaire. La dernière étude menée par l’Observatoire des transitions professionnelles (OTP) montre pourtant un autre visage de cette formation professionnelle. Ainsi, si les salariés non qualifiés obtiennent par ce biais, pour 97 % d’entre elles, leur premier diplôme, le niveau reste identique pour 34 % des personnes interrogées et même d’un niveau inférieur dans 28 % des cas.

Le secteur choisi influe aussi sur l’issue de la formation. L’enquête met en avant cette différence, notamment autour de deux exemples : le domaine de la santé dans lequel moins de 10 % des personnes formées ont pu y trouver un emploi, et le secteur de la gestion et des échanges qui a permis une reconversion réussie pour plus de 40 % des salariés ayant suivi une formation dans le cadre du CIF.

En revanche, le bon point de ce type de formation vient de la sécurisation des emplois, enregistrée pour 50 % des salariés qui étaient en CDD auparavant et ayant obtenu un CDI ou optant pour la création d’entreprise.

Un avenir après le CIF hors ou dans le même secteur d’activité

Le CIF aboutit, pour 77 % des salariés à un changement de domaine d’activité, passant, de fait, par un changement d’entreprise. Toutefois, cette étape se révèle beaucoup plus risquée que le choix d’une transition interne. Ainsi, seulement 51 % des stagiaires parviennent à travailler dans leur nouveau domaine de compétence dans l’année suivant l’obtention de leur examen de fin de formation, alors que 74 % arrivent à cette évolution en restant dans le même secteur d’activité.

Ces chiffres mettent donc en avant les performances de la formation CIF, tout en montrant les difficultés rencontrées. Un choix qui se traduit d’ailleurs, pour une faible part, par une phase de chômage 12 mois après la fin de la formation (8,5 % en transition externe, 6,3 % en transition interne). 

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